Les tribulations d'une abeille
étude phylotropique et sociomatique d'une abeille en société
Tes yeux sont si beaux.
Dommage qu’ils restent fermés.
Tu n’as plus voulu voir
Ce monde abhorré
Tu as fermé les yeux.
Maintenant tu rêves.
Tes yeux,
Autrefois pétillants et chaleureux
Sont devenus froids et distants.
Parfois rouges, parfois bleus.
Maintenant tu rave.
Ton voyage a dû être beau
Truffé de rêves éphémères.
Pour toi ils ne sont pas faux,
C’est ta réalité mère.
Tu as baissé les yeux.
Tu t’en rends comptes finalement ?
Ta substance est partie.
Ton corps, ta chaire meurtrie
Sont devenus transparents.
Tu ne souris plus.
Et tes yeux qui me toisent
Ne sont plus que des trous
De la couleur de l’ardoise,
Béants de silences fous.
de moi. Aucune diffusion non autorisée n'est tolérée. Il faut me demander la permission avant.
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